Publié le

Mon livre audio : Rimbaud – Aube


J’ai embrassé l’aube d’été… Toujours, les Illuminations.
De l’aube, de l’eau, des cloches, des palais, une fleur, la déesse, des voiles, des voix, des pas, des pigeons, un livre ouvert, le réveil. Venise, mars 2000.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Téléchargez la voix-off.

Publié le

Twilight, voix off doublage pour M6 Mobile

L’équipe de M6 Mobile a décidé de motiver ses troupes en présentant leur offre mobile sous un angle… sanglant. Enfin, potentiellement rassurez-vous. Disons, juste complètement décalé 😉
Vous vous souvenez du Grand Détournement ? Eh bien le principe est le même : on prend une scène de film et on le double en en changeant complètement le texte et donc le sens et la portée. Ici, les regards suceurs et pénétrants ainsi que la moto-garou sont de mise.

C’est donc Emilie Brotons (Bella), Cyril Paris (Jacob) et moi-même « ze » Benoît Méjean dans le rôle d’Edward qui avons doublé Twilight (sans) Hésitation.

Un grand merci au passage à toute l’équipe de la Sonacom !

Regardez plutôt :

Publié le

Où commence le ciel ? : installation pour voix off naturelle, intime et douce

Cela se passait du 24 septembre au 24 octobre 2010, dans « la petite Notre-Dame » – l’église de Saint Merry – à deux pas de Beaubourg.
J’ai eu le plaisir d’enregistrer pour l’occasion une série de témoignages avec une autre comédienne (Tiina Kaartama), nos voix étant diffusées à l’intérieur de cylindres suspendus dans l’une des allées, cylindres sur lesquels étaient projetés des ciels mouvants.
Il fallait se glisser à l’intérieur de ces casques hi-fi géants, seul ou à deux (ce qui donnait de singulières rencontres surtout vu de l’extérieur) où l’on se sentait planer dans un cocon velouté…
Il y avait une trentaine de personnages à interpréter, l’ensemble restant plutôt intime, confident, doux et naturel mais avec quelques écarts de couleur suivant l’âge, la profession et le discours des interviewés. Tantôt une voix jeune, plus enthousiaste, tantôt une voix plus grave voire religieuse.

J’ai également crée la bande-son du spectacle Lettres à Maurice Solovine d’Albert Einstein. En respiration chronologique étaient projetées des vidéos en noir et blanc autour de l’histoire de l’aviation. La première d’entre elle ne cesse de me laisser pantois. Je ne verrai plus la Tour Eiffel et encore moins le Champ de Mars de la même manière.

J’ai mixé ces deux installations en une seule vidéo, empruntant une troisième voie pour cette drôle d’expérience :

Image de prévisualisation YouTube

« Programmée entre La Nuit européenne des chercheurs et la Fête de la science, Où commence le ciel invite à une déambulation
dans l’église Saint Merry. Cette question, posée à des personnes de tout horizon, compose une collection de paroles – intimes,
uniques, immédiates – dévoilée par des installations visuelles et sonores. Elle résonne avec l’art et la science à travers des
performances poétiques, théâtrales et musicales. Où commence le ciel dessine dans l’espace de l’église la cartographie d’un
ciel qui pourrait bien échapper aux constructions scientifiques et se jouer des voûtes gothiques. Pouvons-nous encore
imaginer le ciel, le parcourir, nous l’approprier ? »

Téléchargez la voix-off.

Publié le

La voix off derrière le rideau (3) : Froidement

La liqueur de café coule in perpetuum mobile dans certaines veines – paroles. Ainsi le poète René Daumal dans son recueil « Le Contre-Ciel ».

Après être rentré chez son serveur invisible préféré dit le ghost host et ce en Vélib’ – non sans avoir percuté quelques rétroviseurs agressifs, le voici debout, lucide et ravageur écrivant « Froidement ».

Il faut le voir allumer fébrilement son alimentation fantôme, les lèvres collées à l’Anti-Pop, tel un collant sur l’ubac d’un braqueur.

La voix off est un métier dangereux, on ne le dira jamais assez. Surtout quand elle est pratiquée derrière un rideau de fumée.

Cette voix off intime, grave et grailleuse, joueuse et jouée, égrenant avec plaisir sa Charybde en Syllabes, est mûre pour une vengeance démasquée. La mue s’opère, la voix revêt la peau des mots, et la vend avant de les tuer.

Mais seul il ne l’est plus. Son double sardonique et strident fait écho. Une sorte de voix à la Artaud que j’ai faite par dessus ma première narration. Et puis enfin on peut entendre une troisième voix, celle du bien-nommé Xavier Lucas, voix off rieuse de son état, entre causeries et closeries. Qu’il en soit ici remercié. Voici :

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Froidement

Attention, le voilà avec sa plume,
attention, il va s’expliquer,
il va crier, il est seul.

Taisez-vous, taisez-vous, leur dis-je;
– à qui? Les mots perdent leurs peaux
ils sont nus et froids dans ma main.
Ah! mon couteau le plus glacé,
mon plus trompeur semblant de meurtre,
c’est cette parole : à qui ?
Je ne parle à personne,
je me vautre sous les lampes,
je me déchire au bord des fleuves.

Je voudrais dire : vous …
et ajouter n’importe quoi;
mais un œil blanc sans pitié,
– et sans vie, bien sûr – m’a cloué.

Alors, pourquoi donc chercher les saisons,
les animaux des fables, les naufrages,
les illustrations du malheur,
les fers forgés complaisants,
et tout le reste?

Eh bien, oui, seul, assez!

Publié le

Votre voix-off fête la saint-Valentin et bientôt… la fête des mères !

C’est à l’initiative du site saintvalentin.net, que j’ai eu la chance de pouvoir enregistrer des textes écrits par des amoureux pour fêter leur Valentin(e). J’ai été très surpris par l’engouement de certains, eux-mêmes étonnés qu’un comédien voix-off puisse offrir et rendre accessible ce genre de prestation. Ce fut très agréable d’avoir la confiance de ces personnes pour dire des choses tout de même très intimes. Mais c’est justement cette possibilité de pouvoir personnaliser à l’extrême leur cadeau vocal qui leur a plu je crois.

En voici un très court extrait qui bien sûr ne dévoile pas l’identité des protagonistes ou le contenu disons privé voire très chaud 😉 qui suit. La voix-off intime et sensuelle (mais pas trop, plutôt suave donc) devait se rapprocher de l’univers du conte.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Suite à cette expérience inédite pour moi, je me suis dit que d’autres particuliers seraient susceptibles d’être intéressés par cette prestation originale et singulière (avec ou sans musique libre de droit) à l’occasion de la fête des mères, d’un mariage, de Noël, d’un anniversaire et de tout autre événement et célébration dans le cadre de la vie familiale, privée voire même professionnelle (pot de départ d’un collègue, message de sonnerie téléphonique ou blague sur un répondeur, etc).

S’agissant d’un service aux particuliers, le tarif de la voix-off a été bien sûr adapté en fonction.
Si vous avez une idée, mais que les mots vous manquent, on peut écrire le texte ensemble : n’hésitez donc pas à m’en parler.

Téléchargez la voix-off.

Publié le

La voix-off au musée

Si vous vous rendez au musée régulièrement, peut-être avez-vous un jour essayé, en particulier à l’étranger, cet étrange appareil entre la lampe torche et le lecteur code-barres que l’on pose à l’oreille jusqu’à l’élongation du lobe, afin d’entendre les commentaires à propos du tableau que l’on regarde ou de l’architecture du lieu où l’on se trouve.
L’audioguide puisque c’est ainsi qu’il se nomme est bien sûr une autre spécialité de la voix-off. Certaines voix font d’ailleurs l’actu, comme celle – chaude et sacrée – du Louvre, Jean-David Stepler, que l’on découvre dans le magazine Capital du mois de Mai à propos des salaires des comédiens voix-off célèbres.

L’autre jour, il m’a été donné de vivre une expérience singulière et amusante en enregistrant l’un de ces audioguides. En effet, à chaque phrase voire expression pour ne pas dire phonème (bon là j’exagère un peu) correspondait une indication d’intonation et de jeu, un peu à la manière de la tirade du nez dans Cyrano de Bergerac.
Voici donc quelques (micro) extraits :

  • pontifiant :

    Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

  • vamos amigo:

    Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

  • intime :

    Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

  • aux aguets :

    Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

  • tragique :

    Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

  • le tragique enfle :

    Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

  • pitié :

    Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Je terminerai en recommandant l’usage de ces audioguides souvent extrêmement instructifs tout en rappelant qu’il est néanmoins essentiel de regarder également un tableau dans le plus grand silence, puisque depuis Claudel nous savons que l’oeil écoute